Viande de porc: la reprise de la cotation n’est pas sûre

Le monde politique et agricole a les yeux rivés sur le marché du porc breton (MPB) à Plérin concernant la reprise ou non de la cotation alors que les deux plus importants acheteurs du marché ont boycotté depuis lundi, le prix exigé par le gouvernement.

Cette nouvelle crise pourrait s’étendre à d’autres secteurs comme l’élevage.

Les responsables du MPB doivent se réunir avant la cotation, mais ils n’étaient pas encore sûre que cela aura lieu. « On prépare le marché comme un jeudi normal », a déclaré la direction du MPB, et ce, malgré le fait que Cooperl et Bigard ne seront pas présents, sauf en cas de changement.

Ce qui préoccupe le plus le MPB c’est surtout d’assurer une représentativité du marché malgré le retrait de ces deux industriels. . « Sinon, on pourrait nous reprocher de faire un prix pas adapté, de ne pas représenter l’état de l’offre et de la demande », souligne-t-on

Le MPB s’inquiète également de la manière de soulager les éleveurs d’animaux arrivés à terme vue qu’un cochon gagner un kilo par jour et qu’une alimentation non prévue est un nouveau coût supplémentaire pour le producteur.

« Monsieur Le Foll a imposé un prix (1,40 euro par kilo, NDLR) et on le subit tous. C’est un prix vital pour nous, éleveurs, mais qui n’est pas tenable pour les industriels », a expliqué Yves-Hervé Mingam, président des JA29 (Jeunes agriculteurs du Finistère).

La moyenne du prix durant ses sept premiers mois de l’année est évaluée à 1,236 euros selon le MPB, et la FNSEA avait estimé que seules les moitiés des producteurs arrivent à s’en sortir avec ce prix de 1,40 euro.

Les industriels quant à eux exigent que l’État leur offre la possibilité d’être plus compétitif à l’export en régularisant les distorsions de concurrences qu’ils devront faire face vis-à-vis des plus importants bassins de productions européens. « On ne peut pas supporter 30 centimes d’écart avec (le prix pratiqué sur) un marché européen ouvert à tout va », a déclaré mercredi Patrice Drillet, président de la Cooperl qui exporte normalement 35% de la viande qu’elle commercialise.

crédit photo: FraukeFeind

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