Chine: des policiers chez les plus grands du web

L’internet chinois est étroitement contrôlé et pourrait l’être plus avec la présence d’agents de police dans les plus importants sites très populaires dans le pays, au moment où le président de Xi Jinping renforce les censures sur ceux qui peuvent provoquer des agitations ainsi que les plates-formes qui peuvent moduler l’opinion publique comme la presse et le Web.

L’agence officielle Chine nouvelle a indiqué le mercredi 5 août dernier la mise en place de « bureaux de sécurité du réseau » dans les entreprises qui peuvent réveiller la « critique ». Le but de cette nouvelle mesure est de renforcer la lutte contre les cyberattaques et a lutter contre les activités criminelles, une initiative qui englobe le terrorisme et la critique du régime.

Malgré l’existence de services publics qui prennent en charge la censure, le fait de filtrer les contenus embarrassent pour le pouvoir n’est possible qu’avec un équilibre économique: les plus importants sont le moteur de recherche Baidu, ainsi que la messagerie Tencent qui intervient via l’application WeChat, qui se chargent même de bloquer les messages politiquement incorrects quand ils sont sur leurs serveurs, à défaut, ils peuvent perdre leur licence ou bloqués.

Les sociétés doivent ensuite créer des équipes internes en charge du « nettoyages » des messages qui n’ont pas été filtrés par le premier barrage automatisé. En 2013, un manager de Sina qui intervenait sur un portail d’information Weibo (l’équivalent de Twitter) s’est exprimé anonymement : « lorsqu’ils publient un ordre, il faut s’exécuter. Si nous n’effaçons pas votre message, votre compte sera bloqué. »

crédit photo:salinger

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