Un fond de retraite des fonctionnaires dans le collimateur de la justice

Une enquête préliminaire sur le Corem vient d’être ouverte. Corem prend en charge une retraite complémentaire à 340.000 fonctionnaires et l’enquête survient après une plainte déposée par des épargnants pour tromperie.
Cette enquête serait une source d’espoir pour les 340.00 membres du Corem, un régime de retraite complémentaire mutualiste conçu uniquement pour les fonctionnaires et les enseignant

Hélène Feron-Poloni, l’avocate des plaignants accuse le gérant du Corem d’avoir proposé à des adhérents des offres sûres et performantes, mais qu’il y a en fait eu une tromperie. Le Corem aurait en effet depuis quelques années un « trou financier aujourd’hui évalué à 2,9 milliards d’euros », déclare la juriste.
Ce trou vient de loin: le Corem avait reçu en 2002 la débâcle financière du Cref, qui était obligé de fermer ses portes suite à une impossibilité de verser les pensions de ses adhérents. Depuis, le Corem a eu dû mal a remonté la pente, n’arrivant plus à attirer de nouveaux membres, qui devait être de 20.000 par an.
Ce qui signifie que « le nombre de cotisants reste insuffisant pour verser les retraites promises à quelque 117 000 allocataire », avait expliqué Jean-Didier Mazzica, le président du Comité d’information et de défense des sociétaires du Cref. L’avocate a également accusé le manque de performance du Corem.
« La revalorisation des droits à rente est très inférieure à l’inflation et le plus souvent nulle, détaille Hélène Feron-Poloni, ce qui ampute fortement le pouvoir d’achat des retraités actuels et futurs. » Les adhérents du Corem ont pris connaissance qu’ils devaient avoir 62 ans et non 60 pour recevoir une retraite à taux plein.
En attente d’une probable ouverture d’information judiciaire de la part du procureur de Paris, l’avocat de l’UMR, Philipe Lecat refuse l’accusation de tromperie. « Les documents de commercialisation ont toujours indiqué qu’il y avait un sous-provisionnement à l’origine », a-t-il affirmé. Concernant le trou financier, « il y en aurait un si tous les adhérents demandaient en même temps à se faire payer leurs rentes, ce qui n’est pas le cas, poursuit-il. D’ailleurs, l’UMR a de quoi faire face, car elle dispose de 10 Mds€ d’actifs. »

crédit photo: Nice-Massen

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