La zone euro exige des garanties à Athènes pour la confiance

Dimanche dernier, les partenaires financiers de la Grèce ont exigé des gages à Athènes pour restaurer la confiance qui a été détruite par plusieurs années de promesses non tenues, avant la mise en place d’un plan de sauvetage nécessaire pour éviter l’expulsion de la Grèce de la zone euro.

Les ministres des Finances de la zone euro se sont réunis à Bruxelles, a depuis samedi avait établi un projet de communiqué aux chefs d’Etat qui sont arrivées à Bruxelles dimanche dernier.

Ils devraient examiner le texte qui stipule les conditions pour les négociations d’un troisième plan d’aide pour la Grèce.

« Il y a une très bonne proposition sur la table (…), mais qui a une conditionnalité élevée, sur trois points »,avaient déclaré les ministres finlandais des finances, Alexander Stubb.

Il primordial d’adopter des lois d’ici le 15 juillet concernant par exemple la hausse de la TVA et des retraites, ou encore la réforme des conditions de travail, mais également le programme de privatisation.

« Ce paquet de mesures devra être approuvé par le gouvernement grec et par le Parlement grec, et alors on pourra regarder (pour ouvrir des négociations sur un plan d’aide) », expliqué Alexander Stubb.

Le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsslbloem était ravi des progrès effectués: « Nous avons fait un long chemin, mais il reste quelques problèmes importants à régler, ce sera aux chefs de gouvernement de décider », a-t-il annoncé pendant la réunion de l’Eurogroupe.

Le Premier ministre grec arrivait à Bruxelles avec un message volontariste, malgré le fat que la majeure partie des Grecs estiment qu’on les humilie;

« Nous pouvons parvenir à un accord ce soir si toutes les parties le veulent », a-t-il déclaré.

Toujours fidèle à son statut de « sauveur » de l’unité de la zone euro, le président de la République française tend dans le même sens.

« La France va tout faire pour trouver un accord ce soir permettant à la Grèce, si les conditions sont remplies, de rester dans l’euro », avait promis le président français dont la relation avec Angela Merkel avait fait face à différentes épreuves ces dernières semaines. Sauf que la chancelière campe sur sa position et estime que rien n’a été fait et que les négociations rendent tous les nerfs « à fleurs de peau », en insinuant que certains dirigeants n’ont pas assez « confiance » à Athènes.

crédit photo: GUE_NGL

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