Données personnelles : les Français perdent leur confiance en Internet

60 % des Français pensent que l’utilisation d’Internet présente un risque et 74 % d’entre eux n’acceptent pas d’être géolocalisés, d’après une étude Caisse des Dépôts/Acsel.
Les Français n’accordent presque plus leur confiance dans le numérique. 40 % seulement d’entre eux disent avoir « globalement confiance dans l’usage d’internet », d’après le baromètre 2015 Caisse des Dépôts/Acsel qui a été fait en mars. 60 % estiment que l’utilisation d’Internet présente des risques.
Les utilisateurs doutent des paramètres de sécurité d’Internet, surtout après les scandales de la NSA ou encore les problèmes de fuite de données. Une personne sur cinq affirme être « réticente à la communication d’attributs d’identité en ligne », contre 15 % durant l’enquête en 2013 et 5 % en 2009.
Les personnes qui ne veulent pas faire des achats de produits en ligne trouvent diverses raisons. 38 % d’entre eux préfèrent les avantages que proposent les magasins physiques et disent préférer « toucher les produits, 36 % d’entre eux ne souhaitent pas donner leurs coordonnées bancaires en ligne, 31 % « n’aiment pas acheter à distance ». 50 % affirment ne pas avoir confiance dans les e-commerces étrangers.
66 % estiment que le fait de communiquer leurs coordonnées bancaires sur internet est risqué. L’authentification par empreintes digitales pour le paiement mobile n’a pas la côte chez les internautes: deux tiers des personnes sondées disent ne pas être intéressés.
Les internautes n’aiment pas vraiment délivrer des informations personnelles. La majeure partie d’entre eux ne veut pas être géolocalisée, et d’autres sujets sont très réticents. 18 % des internautes communiquent sur Internet les informations sur leur santé et 29 % sont prêts à publier des photos en ligne.
Il en est de même pour les données récupérées à partir des objets connectés: 61 % des internautes affirment être « gênés » et 86 % sont réticents concernant le « partage de ces données avec d’autres acteurs, avec ou sans consentement ». 86 % des utilisateurs affirme ne pas trouver « d’intérêt à valoriser leurs données en échange d’avantages ».

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