Jean-Marie Le Pen : c’est à la justice de trancher

Pour contester sa suspension du Front national, Jean-Marie Le Pen avait intenté une action en justice contre le parti et devra savoir ce jeudi, si la justice lui donne raison ou pas, en attendant le vote des adhérents concernant la suppression de son titre de président d’honneur.
Jean-Marie Le Pen a cofondé le parti Front national en 1972. Suite à ses propos négationnistes et homophobes du mois d’avril dernier, le parti avait décidé de le suspendre du parti, une décision qu’il a contesté depuis le 20 juin dernier. Il a remis en question la démarche qui avait conduit à sa suspension du FN le 4 mai dernier, ainsi que de la suppression de son poste de président d’honneur. Cependant, ce n’est sûr que le Tribunal de grande instance de Nanterre cède au plaidoyer qu’il ait prononcé pendant l’audience du  12 juin.
Les débats avaient duré pas moins de deux heures et étaient concentrés sur le droit des associations et les statuts du Front national.
Peu importe, Jean-Marie Le Pen avait déclaré qu’il veut juste une remise en cause de la décision du bureau exécutif du Front national, afin qu’il puisse reprendre ses fonctions de président d’honneur du Front national. L’ex-président du FN conteste sa suppression du parti, mais également le vote sur son statut ainsi que la ratification par courrier de la part des adhérents du parti. Il avait accusé la « purge » des lepénistes et il avait déclaré qu’il comptait bien se battre «à la limite de [s]es forces» contre les manœuvres de sa fille et de ses «mignons».

Ainsi, si la décision du tribunal n’est pas en faveur de Jean-Marie Le Pen, il serait définitivement suspendu du parti. Il a cependant déjà envisagé qu’il créerait un nouveau parti pour faire « entendre le courant national ». L’avocat du FN avait demandé au tribunal de se déclarer incompétent dans l’affaire ou du moins demander une conciliation.

Si la suspension de Jean-Marie Le Pen est confirmée, il avait déjà prévenu sa vie qu’elle aurait un « destin désagréable ». «Les portes du pouvoir, si tant est qu’elles se soient entrouvertes, se fermeront à jamais devant Marine Le Pen. Quand on veut conquérir le pouvoir, on rassemble, on regroupe, on ne divise pas», avait-il estimé.

crédit photo: Papageno51

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