Gay Pride de New York : célébration de la législation du mariage gay

La Cour Suprême des États-Unis vient de légaliser le mariage de personnes de même sexe dans tous les États américains, une décision que les homosexuels ont toujours revendiqué. La Gay Pride de New York avait fêté joyeusement cette nouvelle avec une marée de drapeaux arc-en-ciel.
Malgré une petite pluie froide, 2 millions de personnes se sont mobilisées sur l’avenue. Parmi elles se trouvaient deux acteurs britanniques Sir Ian Mckellen et Sir Derek Jacobi, accompagné de Kasha Jacqueline Nabagesera, fondatrice d’une organisation des de la communauté LGTB (lesbiennes, gays, bisexuels et trans) en Ouganda.
« Nous marchons aujourd’hui avec les New-Yorkais et l’Amérique pour soutenir leurs droits, je suis aussi là pour soutenir ma lutte. Il reste un long chemin à faire en Ouganda », où l’homosexualité reste illégale, a-t-elle annoncé à l’AFP.
Les marcheurs avaient consacré une minute de silence pour ceux qui ne pouvaient  y assister, morts de suicide ou du sida ou tués par haine, mais au moment où l’acteur Tituss Bruges avait chanté l’hymne américain, l’ambiance a repris des couleurs festives.
Le maire démocrate Bill de Blasio était en tête de cortège avec un drapeau arc-en-ciel. Il était accompagné de sa femme et de ses deux enfants adolescents.
La foule était composée d’adolescents en minitutu, de travestis peu vêtus, des personnes en perruques multicolores portant des panneaux « Love »: le Gay Pride de New York ne se détachait pas de sa tradition exubérante.
Dune,  la quarantaine, était venue avec son ami Jason avec qui il envisage de se marier. Il n’avait pas cru à la décision de la Cour suprême. « Je suis tellement fier de notre gouvernement, de nos juges, de notre président », a-t-il déclaré à l’AFP.
« Impressionnant. Je pense que Michelle (Obama) y est pour beaucoup » sourit-il. « Ainsi que leurs deux filles ».
« Je suis professeur. La décision de la Cour suprême est très importante pour les jeunes », ajoute-t-il. « C’est encore très difficile pour les adolescents, c’est dangereux. (…) Ce sont eux qui vont en bénéficier ».
« C’est vrai, parfois ça peut être très difficile », confie à l’AFP Shawaz Bacchus, 16 ans, jeune gay venu avec une amie de 15 ans qui porte un grand panneau où elle a écrit dans un coeur « L’amour gagne ». « Il y a toujours des gens qui seront contre », ajoute-t-il.

crédit photo: Sasha Kargaltsev

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