Aux États-Unis, ce n’est pas le terrorisme islamiste qui tue le plus

Le nombre de personnes tuées par les musulmans radicalisés ou les extrémistes motivés par certaines idéologies comme les suprématies blanches ou les fanatiques anti-État avaient diminué en quatorze ans aux États-Unis.
“Depuis le 11 septembre 2001, presque deux fois plus de personnes ont été tuées par des suprématistes blancs, des fanatiques anti-État et d’autres extrémistes non musulmans que par des musulmans radicalisés”, peut-on lire dans « The New York Times », rappelant des chiffres du think tank New America. 46 personnes étaient tuées par les extrémistes non islamistes, et 26 ont été victimes par les djihadistes.
Ce chiffre pourrait bien surprendre les Américains qui ont « un décalage entre la perception de l’opinion et les cas réels », selon le quotidien. Le « New York Times » a également rappelé que la tuerie de Charleston, le 17 juin n’est pas une attaque des mouvements musulmans, mais justes une « haine, l’hostilité à l’État et des théories comme celles du ‘mouvement de souveraineté citoyenne’, qui dénie toute légitimité à la plupart des lois écrites”. C’est une manifeste raciste. D’autres tueries effectuées par des extrémistes non islamistes “n’ont suscité qu’une attention éphémère dans les médias et ne se sont jamais gravées dans la mémoire collective”, ajoute-t-elle au journal.
« The New York Times » évoque également le débat concernant la perception  biaisée des menaces terroristes qui remontaient à 1995, pendant l’explosion d’un côté près d’un bâtiment fédéral à Oklahoma City, qui avait fait près de 168 morts. Certains médias avaient évoqué des actes de terroristes musulmans. L’auteur de l’attentat du 11 septembre 2001 était perpétré par un extrémiste anti-État appelé Thimothy McVeigh.

crédit photo: Vitaliy Ragulin

 

Laisser un commentaire