Hamon : le burn-out devrait être une maladie professionnelle

Benoît Hamon, l’ex-ministre, député PS des Yvelines souhaite que le burn-out reconnu comme maladie professionnelle. C’est « une exigence naturelle » au plan politique et « une nécessité économique » estime-t-il. Hamon a de ce fait ajouté des amendements au projet de la loi concernant le dialogue social qui est examiné dans l’hémicycle de l’Assemblée.

« Les salariés sont principalement jugés à l’aune de leur contribution à la performance globale. Cela touche les cadres, mais par ruissellement, tous les salariés sont concernés. Ces nouvelles conditions de travail épuisent et parfois broient des milliers de salariés » explique l’ex-ministre lors d’un entretien au quotidien Libération.

Le fait de « reconnaître la cause professionnelle du burn-out, c’est obliger les entreprises à payer pour les dégâts qu’elles engendrent sur la santé des salariés » et « le coût sera dissuasif » ajoute-t-il.

L’un des amendements a pour cible les « affections psychiques » qui devront être intégrées dans un programme de traitement particulier afin de les considérer comme d’origine professionnelle.

Un autre amendement rejoint l’idée de Marie-Françoise Bechtel qui a déjà proposé une telle idée en décembre 2014. Et un troisième amendement établi avec l’ensemble du groupe PS serait une demande au gouvernement d’émettre un simple rapport « sur l’intégration des affections psychiques dans le tableau des maladies professionnelles ».

Hamon considère que l’ensemble du projet de loi du ministre du Travail François Rebsamen offre « des progrès sur la généralisation du dialogue social notamment » dans les très petites entreprises. Il estime que « c’est le premier véritable texte du gouvernement sur le travail, un sujet peu traité jusqu’alors, sauf par le ministre de l’Économie »

Pour lui, « il faut simplifier (les règles, NDLR) sans rendre plus vulnérables les salariés » alors qu’ « il est dans l’air du temps de rendre la protection des employés responsable du chômage ».

crédit photo: geralt/Pixabay

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