Migrants: la Birmanie sous une pression diplomatique

La Birmanie doit fournir des explications concernant sa manière de gérer les milliers de migrants musulmans qui fuient son territoire.
La Birmanie doit faire face aux pressions internationales, dont Washington, concernant sa manière de gestion de la crise de migrants musulmans qui tentent de fuir son territoire.
Anifah Aman, ministre des Affaires étrangères de Malaise ainsi que Réno Marsudi, le ministre des Affaires étrangères d’Indonésie doivent également s’expliquer suite à leur annonce surprise qui affirmait qu’ils ne refouleraient pas les bateaux de migrants qui veulent s’échapper des misères et des persécutions.
La Malaisie avait même affirmé qu’elle mobiliserait la marine et les garde-côtes pour secourir les migrants. Le secrétaire d’État adjoint américain a affirmé qu’il soulèverait la question, un sujet tabou en Birmanie. L’ONU définit les discriminations subies par la minorité Rohingya comme l’une des communautés les plus persécutées au monde. Composée de 1,3 million de membres, la communauté vit en État Rakhine, une région du nord-ouest de la Birmanie frontalière du Bengladesh.
« Nous allons parler directement au gouvernement birman de sa responsabilité dans l’amélioration des conditions en État Rakhine, afin que les gens n’aient pas le sentiment qu’ils n’ont pas d’autre choix que de mettre leur vie en danger en prenant la mer », a déclaré M. Blinken lors d’une étape mercredi à Djakarta.
Quelques dizaines de migrants ont réussi à atteindre la terre ferme après des semaines de bateaux, à Sittwe, grande ville de l’État de Rakhine. Certaines migrantes sont toujours avec les passeurs.
Les trafiquants hésitent à faire le voyage à cause de la crise régionale à cause de la récente désorganisation des filières de passeurs, suite au renforcement des contrôles en Thaïlande.
« Il y avait beaucoup de bateaux en mer. Trois bateaux avec environ 400, 500 ou 600 personnes attendent toujours » pour espérer partir, explique à l’AFP à Sittwe Mahmoud Yasien, revenu après 40 jours en mer.

crédit photo: Noborder Network/Flickr.com

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