Grèce: sous la pression des appels à conclure un accord

Angela Merkel et François Hollande ont rejoint les responsables afin de faire avancer plus rapidement les choses, afin d’éviter le défaut de paiement de la Grèce. Pendant ce temps, les négociations entre Athènes et ses partenaires se poursuivent « jour et nuit ».

« Nous devons accélérer parce que l’échéance approche (…) et la Grèce a des besoins qui ne peuvent pas attendre », a expliqué le président français en visite à Berlin, concernant les problèmes de liquidités du gouvernement grec, qui doit effectuer un important remboursement de prêts le mois prochain, avec des caisses vides.
La chancelière allemande a évoqué des « progrès notables » lors des discussions avec le gouvernement grec, le FMI, la Commission européenne et la Banque centrale européenne.

Ces institutions exigent des engagements de réformes à Athènes, qui pour certains sont contraires aux promesses électorales du Premier Ministres Alexis Tspiras. Le FMI et les Européens exigent entre autres la réforme du marché du travail.
Les discussions ont débuté depuis fin février, souvent bloquées, « progressent, mais à un rythme lent » et les équipes « continuent à travailler jours et nuit » avaient déclaré Margaritis Schinas, porte-parole de la Commission européenne, mardi dernier. Jean-Claude Junker, son président a affirmé qu’il est confiant à l’issu d’un accord « vers la fin mai, ou le début de juin » dans un entretien avec Bloomberg News.
Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis avait également évoqué être « très proche d’un accord » avec les créanciers « peut-être dans une semaine ».
« Nous faisons des progrès, même si je continue à le dire de manière prudente », a annoncé Jeroen Dijsselbloem, ministre néerlandais des Finances et président du groupe des grands argentiers de la zone euro.

Les dirigeants de l’Union européenne ainsi que quelques pays non européens d’Europe de l’Est se réuniront jeudi et vendredi lors du sommet de Riga. Cette réunion ne serait pas la coulisse d’ accord, « ce n’est pas fait pour cela » avait affirmée M. Juncker.

Angela Merkel souhaite profiter quand même de la présence de M.Tsirpas à Riga pour essayer de savoir s’il y aurait des possibilités de de discussion en petit comité.
« Nous voulons que la Grèce reste dans la zone euro et que nous puissions trouver une solution durable », a rappelé François Hollande à Berlin.

Crédit photo: ionasnicolae/oixabay.com

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