Les éleveurs de bovins s’inquiètent de la chute des prix

photo_boeuf  wernerdetjenMickaël Trichet, président de la section bovine de la FRSEA des Pays de la Loire a déclaré que les « agriculteurs ont mieux à faire que bloquer les abattoirs ». Le responsable du syndicat a prévenu que « le mouvement n’est que suspendu » au moment où une réunion entre le ministère de l’Agriculture et les principaux acteurs de la filière se sont réunis autour d’une table ronde mardi dernier. Les discussions tournaient autour des prix d’achat de la viande. Stéphane Foll, le ministre de l’Agriculture a déclaré à la sortie de la réunion que les parties « n’étaient pas arrivées à un accord » et qu’elles devaient « se revoir dans un mois ».

La revendication se résume en une seule phrase: « revenir au prix d’il y a un et demi ». Le responsable syndical estime que le prix pays aux agriculteurs est descendu de 4,50 à 3,80 euros soit une perte de 60 à 70 centimes en dessous de la ligne de rentabilité des exploitations agricoles. « On a perdu 300 euros, en moyenne, par animal de race à viande vendue ». La Fédération nationale bovine évoque un manque à gagner de 200 millions d’euros cumulé par les agriculteurs l’année dernière.

Les abattoirs et la grande distribution sont incriminés. « En France, on a quatre distributeurs, deux à trois transformateurs majeurs et, en face, 200 000 producteurs » avait expliqué Pierre Vaugarny, secrétaire général de la FNB. Il a également expliqué cette asymétrie fausse le jeu de l’offre et de la demande. Le marché français est déficitaire. Il n’y a que 1,3 million de tonnes de volumes consommées. Sans compter que l’importation favorise grandement la chute des prix.

Crédit photo: wernerdetjen

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