La pollution a un impact sur poids des bébés à la naissance

Une étude publiée le mardi 28 avril a permis de comprendre les effets de la pollution sur les femmes enceintes qui en sont exposées à quelques jours de leur accouchement. D’après l’étude, les femmes qui vivent dans des zones à forte pollution donnent naissance à des enfants moins lourds.

Les études ont été effectuées sur des femmes vivantes à Pékin durant l’été 2008. Dans cette ville extrêmement polluée, les autorités chinoises ont tout tenté pour lutter contre la pollution durant les jeux Olympiques de 2008.
Les études publiées dans la revue américaine Environnemental Health Persepectives ont révélé que les femmes qui ont accouché à cette période ont donné naissance ont donné des enfants plus lourds que celles qui ont donné naissance avant ou après cette période.

L’étude a été faite sur près de 83 672 naissances  termes des mères qui ont vécu dans les districts urbains de Pékin.
L’étude consistait à comparer le poids des enfants à la naissance des mères qui étaient enceintes de huit mois durant les jeux olympiques et paralympiques de 2008 dans la capitale de Chine à ceux qui sont nés en 2007 et en 2009 que le taux de la pollution était « revenus à la normale » pour Pékin, soit un taux plus élevé.

Les études ont révélé que les enfants nés en 2008 ont un poids en moyenne 23 grammes de plus que ceux qui sont nés durant la même période en 2007 et en 2009.
Il est vrai que le gouvernement chinois avait mis en place une mesure drastique pour réduire contre la pollution à Pékin durant les jeux, dont la limitation de la circulation des voitures des l’agglomération, la fermeture de certaines usines et la suspension de plusieurs projets de construction. Ces mesures avaient provoqué la diminution des concentrations des particules fines et de gaz polluants pendant les sept semaines de Jeux olympiques.
Les dernières semaines de grossesse sont capitales pour des développements du foetus, notamment pour le système nerveux central, cardiovasculaire et musculosquelettique.

La recherche a permis de comprendre que la pollution pourrait avoir un impact cette période du développement du foetus. D’après les chercheurs, la pollution entraine une perte de poids chez les nouveaux nés. Cependant, ils n’écartent pas d’autres facteurs pouvant avoir leur rôle dans cette perte de poids, comme la diminution des fonctions du placenta ou encore la diminution des nutriments que reçoit le foetus.  « Alors que la pollution à Pékin est particulièrement remarquable, de nombreuses autres grandes métropoles dans le monde sont confrontées au même problème de qualité de l’air », a constaté Junfeng Zhang, de l’Université Duke Kunshan en Chine, coauteur de la recherche. Les chercheurs ont également étudié les effets de diminution de la pollution durant les Jeux olympiques sur la santé cardiovasculaire. Les résultats ont été publiés dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) en 2012.

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