Grèce: aucun accord pendant l’Eurogroupe

Aucun accord ne sera pas conclu entre la Commission européenne et la Grèce ce vendredi pendant la réunion de l’Eurogroupe. Bruxelles estime que les « progrès sont insuffisants ». Le ministre grec Yanis Varoufakis a pourtant proposé une série de concessions dans son blog.

 
« Les progrès dans les négociations techniques ne sont pas suffisants pour parvenir à un accord durant cet Eurogroupe à Riga  », a annoncé Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission en charge de l’Euro, à son arrivée à la réunion.

 
Il a ensuite ajouté que « Les discussions techniques doivent donc se poursuivre », en précisant que « du point de vue de la Commission, c’est de loin la meilleure option pour en finir avec le programme d’aide actuel, il est important que chaque partie respecte ses engagements, y compris la Grèce ».

 
« Le message est +accélérons+. Nous n’avons pas encore les moyens d’avancer vers une conclusion », a rajouté Pierre Moscovici, le commissaire européen en charge des Affaires économiques. Il y a « un sentiment d’urgence que nous voulons transmettre. Le message sera passé aux autorités grecques », continue-t-il.

 
« J’ai eu vent de nouvelles positives (…), mais je dois en savoir plus » a également expliqué Jeroen Dijsselbloem

 
La Grèce n’a plus d’argent et a du mal à trouver des compromis avec ses créanciers concernant les réformes qu’ils lui exigent avant de lui octroyer la dernière tranche de prêts de 7,2 milliards d’euros pour son plan de sauvetage financier. Une liste de réformes devrait présenter par Athènes, et elle doit tout faire pour que cette liste soit approuvée par ses créanciers fin avril si elle souhaite recevoir le versement de la somme.
« Le mois d’avril n’est pas encore fini », a dit de son côté Jeroen Dijsselbloem, le patron de l’Eurogroupe, qui pense toutefois qu’il « y a un grand sentiment d’urgence ». « Je vais écouter les institutions (créancières de la Grèce, NDLR) en premier lieu aujourd’hui. J’ai eu vent de nouvelles positives la semaine dernière, mais je dois en savoir plus », a-t-il affirmé.
Yanis Varoufakis, le ministre de l’Économie de la Grèce avait évoqué une liste de concessions qu’il était prêt à faire, quelques heures avant cette réunion à Riga avec les ministres de l’Eurogroupe. « Trois mois de négociations entre le gouvernement grec et nos partenaires européens ont permis de converger quant aux mesures nécessaires pour surmonter des années de crise économique et permettre une reprise soutenue en Grèce  », écrit-il dans un billet intitulé «  a New deal for Greece  »

 
Un constat qui l’avait obligé à revoir « les mesures nécessaires pour mettre au point un calendrier de réforme viable et accepté par tous ».
Le ministre grec des Finances a affirmé être d’accord avec quelques conditions établies par ses créanciers dans le billet du blog. « Les désaccords actuels avec nos partenaires ne sont pas insurmontables ». Il dit « avoir hâte de rationaliser » son système de retraite.

 
«  Notre gouvernement a hâte de rationaliser le système de retraite (en limitant par exemple les départs anticipés à la retraite), poursuivre la privatisation partielle d’actifs publics, s’attaquer aux prêts douteux qui obstruent les circuits du crédit de l’économie, créer une commission des impôts pleinement indépendante et pousser l’entreprenariat », explique encore Yanis Varoufakis avant de poursuivre en disant que «  les différences qui demeurent concernent notre compréhension des relations entre ces réformes diverses et l’environnement macro(économique).  »

crédits photo: wikipédia

Laisser un commentaire