Hillary Clinton : attaquée de toutes parts

La candidate démocrate fait face à une vague de critique récurrente depuis trente ans depuis qu’elle avait annoncé sa candidature pour l’élection de 2016.
«Larry Darrell Upright est mort le 13 avril (…) La famille vous demande, respectueusement, de ne pas voter pour Hillary Clinton en 2016.» Les derniers mots de sa nécrologie ont permis à Larry Upright, citoyen américain de Caroline du Nord, d’avoir une notoriété posthume. Beaucoup de médias américains ont relayé ce message de défiance envers Hillary Clinton.
Ces vagues de commentaires ne sont pas surprenantes, puisque l’ex-sénatrice et ex-first Lady était sujette à des critiques et des rancunes tenaces depuis trente ans.
Simon Mercer compte au moins sept « choses à savoir sur Hillary Clinton  » qui constituent des raisons de plus pour ne pas voter pour elle lors des élections en 2016. L’objectif est de mettre en évidence son cynisme à toute épreuve, son incompétence en matière internationale quand elle était encore secrétaire d’État des États-Unis, sa nullité en politique intérieure, et son implication dans certains scandales financiers. Il paraît qu’elle est également une misogyne qui se déguise en féministe.
Si les reproches se basent surtout sur des critères politiques, c’est que le « Hillary Bashing  » aurait des versants moins raffinés.
Depuis 1970 et l’accession de Bill Clinton au poste de gouverneur de l’Arkansas, les détracteurs d’Hillary Clinton n’y sont pas allés de main morte. À ce qu’il paraît, les conservateurs ne tournent pas facilement la page. Certains avaient insinué que le couple préfère accrocher des pipes à crack que des anges ou des boules en plastiques aux branches du sapin de Noël de la Maison Blanche, a rappelé The Atlantic.
En 1998, Hillary Clinton avait estimé que les moqueries dont elle et son mari subissent étaient une « vaste conspiration de la droite », et ces accusations pourraient se fonder aujourd’hui, d’après les observations de The Atlantic. Il paraîtrait que près d’une dizaine d’instutions conservatrices se sont oeuvrées pour la défaite d’Hillary Clinton, et ce bien avant que ne se lance dans la course aux élections. America Rising disposerait des tous les moyens pour y arriver. L’organisation emploie près de cinquante personnes pour analyser toutes les dépêches en rapport avec les évènements publics d’Hillary Clinton. Des envoyés filment tous les faits et gestes de la candidate démocrate avec leur smartphone pour traquer la moindre gaffe qu’elle pourrait commettre.
Il est vrai que ses déclarations à l’emporte-pièce ne l’avantagent pas toujours, surtout celles qu’elle avait prononcées en juin 2014 en disant que sa famille avait sorti « complètement fauchée  » de la Maison Blanche à la fin du second mandat de son mari.
The Daily Beast estime qu’elle ne serait pas la première à être harcelée par les médias.

 

Nancy Reagan et Eleanor Roosevelt en avaient également fait les frais. Mais selon l’historien Gil Troy, c’est Hillary Clinton qui était la plus persécutée par les conservateurs. Elle serait l’image de leurs méfiances envers la génération issue de 1960, des baby-boomers… D’après Gil Troy, Hillary Clinton devrait s’inspirer des recettes qui leur avait permis d’avoir une légitimité au Sénat et prendre parti d’une cause capable de fédérer autour d’elle, plutôt que perdre son temps à laver sa réputation.

crédit photo: wikipédia

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