Première livraison des armes françaises au Liban

Le Liban vient de recevoir son premier lot d’armes françaises, ces armes avaient été financées par l’Arabie Saoudite pour la coquette somme de trois milliards de dollars, pour que le pays puisse faire face à une éventuelle escalade des groupes djihadistes en provenance de Syrie.
Dans cette première livraison, le Liban va réceptionner « 48 missiles antichars Milan sur la base aérienne de Beyrouth lors d’une cérémonie à 9 h 30 (6 h 30 GMT) en présence des ministres français et libanais de la Défense, Jean-Yves Le Drian et Samir Mokbel » selon l’AFP
La France doit livrer au Liban 250 véhicules de guerre ou de transport de troupes, sept hélicoptères Cougar, des corvettes ainsi que des équipements de reconnaissance, communication et d’interception d’ici fin 2019 pour renouveler les vieux matériels de l’armée Libanaise.
L’Arabie Saoudite par ce don, et la France par la vente de ces matériels de guerre entendent renforcer la défense du pays face à l’organisation de l’État islamique, mais aussi de l’incursion du Front Al-Nosra (la branche syrienne d’Al Qaida). Ces armes pourraient aussi contribuer à la stabilité du pays, qui est encore dans une situation fragile après 15 années de guerre civile.
Samedi et dimanche le ministre de la Défense M. Le Drian avait respectivement visité le Jordan et le Liban et juge que les deux pays sont directement « affectés par le développement du terrorisme en Syrie et par un très grand afflux de réfugiés « , selon un entourage de son entourage. « Leurs appareils de sécurité nécessitent un appui extérieur « .
Les inquiétudes de l’Arabie saoudite, sur la situation actuelle dans la région, surtout sur la montée en force de l’Hezbollah, la force armée chiite soutenu par la Syrie qui combat les djihadistes avec la force régulière syrienne, pour cela l’Arabie saoudite entend renforcer l’armée Libanaise pour qu’il puisse protéger son territoire efficacement et d’éviter toute intrusion vers l’Arabie saoudite.
À part la livraison des armes, le contrat franco-saoudien stipule également la formation des officiers et des sous-officiers de l’armée Libanaises pendant sept ans. « C’est une véritable transformation des forces armées libanaise qui doit s’engager » par ce contrat, d’après les explications du ministère de la Défense.
Les aides viennent de partout, des conseillers militaires américains et Britanniques sont déjà sur terrain pour former et préparer les 70 000 hommes de l’armée libanaise nous à révélé Aram Nerguizian, expert au CSIS de Washington. « D’une force de police, elle est devenue une force militaire capable de défendre les frontières face à l’EI », note-t-il à l’AFP.
Les États-Unis avaient déjà fourni une assistance militaire d’un milliard de dollars depuis 9 ans, à part ces assistances, ils avaient également pris part aux logistiques pour renouveler les armes obsolètes de l’armée libanaise. En février les États-Unis ont fourni 72 canons M198 Howitzer et de plus de 25 millions de munitions, d’obus et de mortier.
Malgré ces appuis de l’armée américaine et britannique, le Liban a besoin de matériel de transport pour mobiliser ses troupes vers les zones à risques et les frontières, notamment des hélicoptères, d’après l’ancien général Hisham Jaber, ces besoins s’élèvent à plus de dix milliards de dollars.
Le ministre de la Défense a expliqué qu’« On a besoin de temps pour fabriquer, mais il y a sûrement des stocks d’armement neuf », « lance-t-il, alors que Paris invoque des délais pour construire les appareils demandés».
Les livraisons de cette année 2015 seront prélevées sur les stocks disponibles de l’armée française. Notamment les drones, les véhicules blindés et légers, et des moyes de déminage.
Les djihadistes sont déjà postés à la frontière syro-libanaise, ils sont aux nombres de 3 000 selon M.Jaber. Ces djihadistes sont prêts à franchir la frontière surtout dans la plaine de la Békaa. « Ils ne sont pas venus pour faire du tourisme ou du ski », souligne-t-il.
Le Liban avait fait leur choix sur les armes à utiliser, l’état-major libanais avait préféré le M1A1 (Abrams) que le char français Leclerc, jugé trop cher par le Liban, ils ont choisi aussi l’hélicoptère léger Gazelle,  selon M.Nerguizian.

crédit photo: wikipédia

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