Jean-Marie Le Pen ne se présentera pas aux régionales en PACA

Le président d’honneur du FN considère que sa petite-fille, Marion Maréchal Le Pen est la meilleure candidate pour le remplacer. Malgré cela, il « restera au poste de combat ».
On attendait sa décision, ce lundi, surtout avec la crise familiale et idéologique qui ébranle la partie politique depuis près d’une semaine. Jean-Marie Le Pen a fait savoir sa décision sur « Figaro Magazine ».
Marine Le Pen n’était pas d’accord pour l’investiture de son père suite aux scandales lors de l’interview dans l’hebdomadaire « Rivarol » où il avait fait appel à la « défense du monde blanc » et qu’il ne considère pas « le maréchal Pétain comme un traître ». Une réunion du bureau politique devrait avoir lieu ce vendredi, et Jean-Marie Le Pen aurait exigé à Marine Le Pen de présenter une liste dissidente s’il s’est présenté aux élections régionales.
En tout cas, Jean Marine Le Pen tient toujours à rappeler que le FN vient de perdre son « meilleur candidat » : « Je pense que j’étais le meilleur candidat pour le Front national, d’abord parce que j’avais fait 33 % aux élections européennes et passé 5 députés, et parce que je suis président du groupe au conseil régional. Mais si je dois sacrifier cela à l’avenir du mouvement, je ne serais pas celui qui lui causerait le dommage.»Marion, « la meilleure… après moi » déclare-t-il ?
Interrogé sur le meilleur candidat qui serait capable de le remplacer, Jean Marie Le Pen n’a pas hésité à désigner sa petite fille, Marion, députée de Vaucluse depuis 2012. « Je pense qu’il n’y a pas beaucoup le choix… Et c’est un choix excellent. Marion Maréchal-Le Pen, si elle l’accepte, serait une tête de liste très performante. » « Certainement, la meilleure, je ne vais pas dire après moi, mais quand même… En dehors de moi », poursuit-il.
Cependant, la petite-fille du patriarche frontiste ne serait pas sans concurrente. En effet, au moment où Jean Marie Le Pen avait officialisé sa décision, c’est Bruno Gollnisck, un de ses bras droits qui s’est déclaré être le candidat du parti dans la région PACA.
« Je prends acte du retrait annoncé par Jean-Marie Le Pen de sa candidature à la présidence de la région Provence-Alpes Côte d’Azur. Dans ces conditions, j’envisage de présenter ma candidature à cette fonction, et donc à l’investiture de la présidente et du Bureau politique du Front national réuni le 17 avril », a-t-il ainsi annoncé aux « Figaros », précisant « il va de soi que cette candidature n’implique aucun jugement défavorable à l’égard de tout autre candidat potentiel ».
Jean-Marie Le Pen a officialisé sa décision dans un communiqué et dans la foulée, il a également demandé à son « ami » Bruno Gollnisch de ne pas se présenter. “Je remercie chaleureusement tous ceux, personnalités, élus, responsables, militants, qui m’ont apporté leur soutien dans cette épreuve, et tout particulièrement mon ami, le député Bruno Gollnisch. Je leur demande, dans l’intérêt supérieur de la France, de soutenir la candidature de Marion Maréchal-Le Pen, député du Vaucluse. »

« C’est une décision assez sage »

La direction du Front national a bien accueilli la décision de Jean Marie Le Pen. « C’est une décision assez sage, conforme à la volonté de Marine Le Pen », a déclaré Florian Philippot sur iTélé.
D’après un sondage Odoxa du 10 avril, près de 91 % des Français ont voulu que le patriarche frontiste prenne enfin sa retraite politique. « Je n’ai jamais été cherché mes axes de pensée dans les sondages », explique-t-il.
“Je ne vois dans l’actualité aucune raison de cesser mon action au service de mon pays”, poursuit-il avant de conclure avec « Tant que Dieu me prêtera vie, je resterai à ma place au poste de combat. »

Crédit photo : wikipédia

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