Abdel Fattah al-Sissi veut relancer l’économie égyptienne

Du 13 au 15 mars, avait lieu l’Egypt Economic Development Conference à Charm el-Cheikh. Pour l’occasion, chefs d’entreprise et leaders du monde  politique et économique étaient réunis pour participer à la relance de l’activité du pays. Entre les pétrodollars des monarchies du Golfe persique et les investissements des grandes entreprises telles que BP ou Siemens, la manifestation aura permis de rassembler en seulement trois jours, plusieurs dizaines de milliards de dollars de financement…

Après l’échec de Mohammed Morsi, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi doit relever le défi de la croissance. Une nécessité urgente alors que les finances publiques se sont considérablement dégradées depuis le début des révolutions arabes. Avec une inflation, un chômage et un déficit à deux chiffres, l’exécutif va devoir faire preuve de détermination pour inverser la tendance.

C’est justement dans cette perspective qu’a été organisée l’Egypt Economic Development Conference à Charm el-Cheikh par l’agence spécialisée dans l’événementiel, Richard Attias & Associates. Une approche novatrice car comme l’expliquait Stéphane Lacroix, spécialiste de l’Egypte et chercheur au Centre d’Etudes et de Recherches Internationales de Sciences-Po : « le pouvoir a dû affronter une situation économique catastrophique en 2013 et il s’est tourné vers l’argent du golfe », or cette fois c’est bien l’ensemble de la communauté internationale qui a été sollicitée par le chef d’Etat…

L’ouverture de l’Egypte sur le monde extérieur est une condition incontournable pour le retour de la confiance et des investisseurs, en somme pour la reprise de la croissance. C’est pourquoi, la Banque Africaine de Développement, présente à la manifestation a souhaité indiquer son soutien aux efforts entamés et affirme même déjà que « la croissance devrait ainsi atteindre 3,3 % en 2015, contre 2,5 % l’année précédente ».

A l’issue de la rencontre, plusieurs contrats ont donc été officialisés pour une valeur totale de 54,8 milliards de dollars. Parmi les investisseurs présents à l’Egypt Economic Development Conference, on sait notamment que l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Koweït, vont apporter chacun 4 milliards de dollars, tandis que le pétrolier BP s’est engagé à investir 12 milliards de dollars dans un champ gazier à l’Ouest du delta du Nil et que l’Allemand Siemens a signé un contrat d’un montant de 4 milliards d’euros…

Laisser un commentaire