Épidémie de grippe : 8 500 décès recensés depuis mi-janvier

La forte épidémie de la grippe aurait fait près de 8 500 morts selon les données enregistrées publiées ce mercredi par l’InVS (Institut de veille sanitaire). Ces chiffres représentent la moitié des décès de la canicule de l’été 2003.
Des cas de surmortalité hivernale se présentent chaque année, mais les chiffres ne sont pas si importants. L’InVS estime que « Depuis le début de l’épidémie de grippe (mi-janvier), la mortalité hivernale, toutes causes confondues est supérieures de 19 % à la mortalité hivernale attendue, calculée à partir des huit années précédentes, soit un excès estimé à 8.500 décès ».
L’InVS insiste surtout sur le fait que les excès de décès à cause de la grippe survient avec les personnes âgés, et qu’il impossible de « préciser sa part dans l’excès constaté cette saison ».
Daniel Lévy-Brühl, épidémiologiste à l’InVS a quand même admis qu’il y a « un faisceau d’arguments pour dire que la grippe a joué un rôle important dans l’excès de mortalité » cet hiver et qu’il préconise une estimation provisoire vue que l’épidémie n’est pas encore terminée. L’InVS estime que la hausse de la mortalité depuis le début de l’épidémie de la grippe touche exactement les personnes de 65 ans.
Début février, l’InVS admet que l’efficacité du vaccin n’était « probablement pas optimale » et ce, à cause du virus en circulation, le type A (H3N2) qui aurait évolué que ce paramètre n’a pas été prise en compte. Afin d’éradiquer la propagation du virus en France métropolitaine, le ministre de la Santé a pris la décision d’étendre la campagne de vaccination contre la grippe jusqu’à la fin de février. Il est fait l’accepter, à la fin de janvier, le nombre des cas était estimé à 470 pour 100 000 habitants, dépassant le seuil épidémique.
Pour faire face à l’épidémie, Marison Touraine a lancé le plan sanitaire Orsan mi-février. Cette disposition a mobilisé de tous les établissements de santé même ceux du privé. Les dispositifs « Hôpital en tension » et, le cas échéant, les « Plans blancs » doit permettre « de déprogrammer des activités non indispensables, d’ouvrir des lits supplémentaires, de rappeler des personnels et de renforcer ponctuellement les équipes de professionnels de santé dans les établissements en difficulté », avait expliqué le ministère de la Santé. Il a estimé que le « pic de l’épidémie n’est pas encore atteint ». « La sursaturation des services d’urgences est comparable à celle de l’été 2003 » où la canicule avait provoqué la mort de 15 000 personnes.

Laisser un commentaire