Fuite d’une bactérie mortelle dans un laboratoire en Louisiane

L’étendue des contaminations n’est pas encore déterminée. Les autorités ne savent encore comment cet « incident » s’est déroulé.

Une bactérie à l’extérieur d’un laboratoire ? Pourquoi et comment ? Les autorités de l’État de Louisiane ne savent pas encore comment cette bactérie a pu s’échapper du laboratoire. La bactérie Bukholderia pseudomallei serait une bactérie mortelle et l’étendue de la contamination n’est pas encore déterminée.

C’est USA Today qui a publié cette information inquiétante le dimanche 1er mars dernier. Les autorités ont rassurée que la population n’est pas en danger, mais qu’elles ne savent pas jusqu’où est la contamination.

La fuite s’est déroulée au National Primate Researche Center de Tulane, un laboratoire situé à 80 kilomètres de la Nouvelle-Orléans et qui effectue en ce moment une étude sur un vaccin contre la bactérie. La fuite se serait déroulée en novembre 2014, voire plus tôt.

La bactérie Burkholderia pseudomallei, appelée également Bacille de Whitmore est principalement présente en Asie du Sud-Est et dans le nord de l’Australie. Elle se transmet aussi bien à l’homme qu’à l’animal par simple contact avec un sol et de l’eau contaminée. Elle pourrait faire partie des agents bioterrorisme.

Selon les autorités, la bactérie n’était pas détectable sur le terrain même s’il y avait déjà quatre singes rhésus qui se trouvaient à l’extérieur des enclos sont tombés malades. USA Today publie même que deux d’entre eux ont été euthanasiés.

Une inspectrice fédérale est également malade suite à une visite qu’elle avait effectuée dans le centre. Cependant, l’origine de sa maladie n’est pas encore claire, et l’on ne peut pas réellement affirmer si elle était exposée à la bactérie au moment de la visite ou avant de la visite, vu qu’elle a fait à plusieurs voyages à l’étranger.

D’après le centre de recherche, les singes auraient été contaminés pendant un traitement à l’hôpital du complexe. Andrew Lackner, le directeur du centre de recherche estime que 39 échantillons de sol et 13 échantillons d’eau testés viennent des terrains de l’établissement et qu’aucune trace de la bactérie n’a été trouvée.

Cependant, «USA Today » estime que les échantillons testés ne sont pas suffisants, car la bactérie n’est pas facile à détecter. Les responsables pensent qu’il est préférable de continuer les investigations.

« Le fait qu’ils ne peuvent pas établir comment cette diffusion a pu intervenir est très préoccupant « , a expliqué Richard Ebright à USA Today, un expert en sécurité biologique de Rutgers University.

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