Ukraine : un accord de paix assez fragile

L’accord sur l’Ukraine est imparfait et fragile ce jeudi 12 février à Minsk, son absence a conclu à l’avance le scénario possible. Une guerre masquée dirigée par la Russie en Ukraine depuis un an, avec son « corollaire de tragédies quotidiennes ».

Le nombre de victimes civiles ne cesse d’augmenter ainsi que les villes rasées et le flux des réfugiés.
La question ici n’est pas de déterminer s’est l’on peut espérer à parvenir à une « paix juste » pour l’Ukraine. Cependant, il est possible d’espérer la mise en place d’un processus pour limiter les bains de sang. Vladimir Poutine a proposé le minimum : un engagement pour mettre en place un cessez-le-feu dans l’est de l’Ukraine à partir de 15 février. Le président ukrainien, Petro Poronchenko a expliqué que « le retrait des armes lourdes» débutera deux jours plus tard et les deux camps auront 19 jours pour « libérer les otages ». François Hollande déclare « espoir sérieux, même si tout n’est pas encore accompli», pendant une déclaration commune avec la chancelière, Angela Merkel jeudi dernier.
Vladimir Poutine ne pouvait pas faire moins et renvoyer à nouveau la chancelière et le président français, comme l’année dernière à Mouscou. L’affront aurait été au summum alors que le président français et la chancelière allemande pourraient rompre le cordon sanitaire diplomatique avec M. Poutine en se rendant dans la capitale russe.
« On a réussi à trouver un accord sur l’essentiel» annonce Vladimir Poutine alors qu’il n’a rien signé formellement. Sa bonne volonté est déjà là : « Nous appelons les deux parties à la retenue et à tout faire pour s’assurer que les retraits des troupes et de l’artillerie lourde se déroulent sans nouvelles victimes et sans verser de sang, ce que personne ne veut. Nous nous sommes mis d’accord avec le président Porochenko pour en donner l’ordre. Je suis prêt à le faire de mon côté, aussi que pour nos experts militaires détermine ce qui se passe sur le terrain». Les autres dirigeants ont déjà e texte et estiment que l’accord « pourrait faire espérer une solution pacifique au conflit».
Sur ce sujet, le président russe reste prévisible. Depuis le commencement du conflit en Ukraine, il a toujours freiné les rencontres des chefs d’États et de gouvernement et de gouvernement de l’Union européenne pour déceler les représailles. Le même scénario venait de se présenter vu que Hollande et Merkel étaient attendus jeudi à Bruxelles pour de nouvelles stratégies pour contrer la Russie. Vladimir ne tient presque pas parole. Il ne semble pas comprendre le rapport de force et le fait accompli. La Russie n’a pas suivi les premiers accords de Minsk signé le 5 septembre 2014.

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