Affaire de vol de cocaïne du 36, quai des Orfèvres : Christophe Rocancourt examiné

L’escroquerie n’a pas de limite et pousse souvent son investigateur à se créer une nouvelle vie, même s’il faut faire face à différents ennuis. Christophe Rocancourt est un escroc « hors pair ».

Enfermé depuis plus de quatre mois pour une affaire de corruption pour l’obtention de titres de séjour, « l’escroc des stars » vient d’être rappelé pour une affaire assez sulfureuse. Il aurait cette fois-ci trempé dans le vol de 52 kg de cocaïne en juillet 2014 dans le siège de la police judiciaire de Paris. Il est accusé de blanchiment et de recel.
L’affaire de vol de cocaïne au Quai d’Orsay avait fait polémique en 2014. En effet, la police judiciaire avait vécu un cauchemar depuis six mois suite à cette vole qui s’est présentée juste sous le nez des policiers. À l’époque, c’était la police de la brigade des stupéfiants, Jonathan G., qui était le principal suspect dans l’affaire de vol de cocaïne. Il est en prison depuis le 6 août. Christophe Rotancourt quant à lui a rejoint la prison le 9 octobre à cause de l’affaire des « titres de séjour », qui avait provoqué la mise en examen de Bernard Petit.
Depuis janvier, les policiers de l’Inspection générale de la police nationale se sont investis pour résoudre ce casse-tête qu’est devenue l’affaire. D’après les sources proches de l’affaire, il paraîtrait que les deux hommes auraient commandé les transactions depuis leurs cellules, et ce, avec la complicité de leurs proches.  Christophe Rocancourt aurait été aidé par un de ses amis Yossef L., qui devait se rapprocher d’un certain « Marius ». Yossef devait récupérer l’argent auprès de ce « Marius » qui s’appelle en réalité Donovan et qui n’est autre que le frère de Jonathan G, l’argent qui lui est dû.
Le 3 janvier dernier, les deux hommes (Youssef et Donovan) se donnent rendez-vous devant un immeuble du boulevard de Montparnasse pour la transaction, selon une source. Mais en réalité, le vrai lieu de rendez-vous était devant le lac de Créteil et que le sac se trouverait dans le lac, d’où la halte qu’ils auraient effectuée dans une épicerie pour acheter un balai. Mais leur recherche n’avait donné aucun résultat. En effet, un sac contenant près de 50 000 euros se trouvait à quelques kilomètres du lac. Le 8 janvier, Youssef se rend en prison pour parler à Christophe Rocancourt, qui lui demandait de donner 12 000 euros à sa femme. Cet argent se trouverait dans un bocal caché dans le jardin de sa belle-mère et de cacher 10 000 euros dans un bureau parisien.
Selon les proches de Jonathan G., la somme totale de la magouille était de 200 000 euros. 31 000 euros perquisitionnés chez un ami de Jonathan G., 24 000 euros chez le voleur présumé. Jusqu’à maintenant, aucune information ne semble confirmer que ces sommes d’argent seraient le prix de vente des cocaïnes volées. Sauf le jour, où Rocancourt et Youssef se sont vues aux parloirs et ont chuchoté au point de ne pas se comprendre. « Parle moins fort. » Yossef I. : « T’as dit quoi ? » « Dès que je sors, y a 250 k à aller chercher » a dit Rocancourt, insinuant lors de son audition, vendredi que les « 250k » serait des « calories journalières, car il avait maigri ».

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