Yves Steiner, un journaliste d’investigation controversé

Qui connaissait Yves Steiner avant l’affaire Dominique Giroud ? Le journaliste qui manipule, ou soudoie, les détectives privés, tout en se faisant payer son travail par des commanditaires occultes, vient de se faire une place, confortable, au Contrôle fédéral des finances (CDF). Journaliste engagé et curieux, sa carrière est ponctuée de sujets brûlant, comme son enquête sur les fonds détenus en Suisse par Luis Bárcenas, l’ex-trésorier du Parti Populaire espagnol et compromissions pas toujours avouables…

Pendant que le système médiatique s’emballe, certains agitateurs tentent de tirer la couverture à eux, à l’instar d’Yves Steiner. Ce journaliste marqué à gauche n’est pourtant pas blanc bleu. Décrit par certains de ses pairs comme un « cosaque« , il sait parfois s’arranger avec la déontologie journalistique. Et, le journaliste n’en est pas à son coup d’essai. Flairant le bon coup, il s’était déjà engouffré dans l’affaire Bettencourt en 2010 où il déclarait péremptoirement sur un blog Médiapart que: « l’Elysée a beau démentir, l’enquête de Philippe Courroye, le procureur de Nanterre qui a aussi entendu Claire T., ne s’arrêtera pas de si tôt ». Finalement, l’affaire a donné suite à un non-lieu, belle sagacité !

Par ailleurs, la célébrité n’est pas le seul moteur qui fasse avancer l’ex-chroniqueur de la Radio Télévision Suisse. L’argent est aussi un puissant vecteur de motivation pour celui qui a fait le choix de devenir fonctionnaire, un choix de carrière qui surprend pour un journaliste d’investigation.

En effet, au cours des six derniers mois, Yves Steiner a consacré tout son temps à une enquête sur l’encaveur valaisan Dominique Giroud, enquête de –très- longue haleine financée par une source privée…

Dans ce cadre, Yves Steiner n’a pas hésité à utiliser la duplicité d’un enquêteur privé pour glaner des informations confidentielles, dont certaines étaient couvertes par le secret fiscal ou le secret de l’instruction.

Ce double-jeu de la part d’une journaliste professionnel devrait suffire pour mettre en doute sa probité, son intégrité, et à fortiori son respect de la déontologie. Même les détracteurs de l’encaveur s’étonnent de la virulence des attaques et des informations divulguées à son sujet. Ainsi, sur un blog libertaire, on peut lire que le travail d’accusation mené dans les médias par le journaliste n’a pu aboutir qu’avec « le dévoilement d’informations confidentielles émanant de tiers ayant un accès privilégié à des éléments totalement secrets qui ne devraient être connus que de fonctionnaires administratifs ou judiciaires ».

C’est au moment où l’encaveur valaisan contre-attaque, dans la presse et sur le plan judiciaire, qu’Yves Steiner laisse tomber la presse, et le travail de plusieurs mois, pour s’installer au Contrôle fédéral des finances

Récompense, mise au vert, les hypothèses ne manquent pas dans un dossier décidément bien étrange.

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