Qui veut la peau de Dominique Giroud ?

Homme d’affaires international mais discret, encaveur réputé, Dominique Giroud est un self made man atypique. Catholique très pratiquant et entrepreneur brillant, il fait figure d’exemple à suivre pour les entrepreneurs valaisans et pour la viticulture suisse en générale. Dernièrement confronté à la justice pour un contentieux fiscal, cet homme discret a soudainement subi les foudres des médias, avec un acharnement rare dans l’histoire récente de la presse suisse.

Dominique Giroud, un homme qui fait acte de repentance

Après s’être astreint à un long silence dans les médias, ses premiers propos furent ceux d’un homme accablé par le remord. Dans une interview exclusive accordée à l’Agence Economique et Financière, il reconnaissait « n’avoir pas déclaré la totalité de [s]es revenus » avant d’ajouter, « j’ai conscience que cela n’est pas acceptable et je le regrette sincèrement ».

Fervent catholique, il croit aux méfaits du pêché sur l’âme humaine, ce qui explique probablement son esprit de repentance. Toutefois, pour les cartésiens qui nous lisent, il faut rappeler que la procédure fiscale dirigée contre Dominique Giroud ne portait que sur 2% du chiffre d’affaires de l’entreprise de celui qui est connu par ailleurs comme un généreux mécène.

Sans chercher des excuses à l’homme qui souhaite désormais se régulariser, ce qui interpelle surtout dans « l’affaire Giroud » c’est le traitement médiatique qui lui est consacré. L’acharnement de certains journalistes à son encontre est d’autant plus étrange qu’ils font régulièrement preuve de mansuétude à l’égard des vrais criminels qui paraissent dans la presse le temps d’un article ou deux et d’un passage au journal du soir.

Dominique Giroud et les jaloux  

Comment expliquer alors le déchaînement des bonnes consciences médiatiques contre un petit fraudeur comme l’on en compte beaucoup en Suisse ? En effet, en l’espace de seulement quelques semaines, plus de 600 articles sont revenus sur les déboires de l’entrepreneur valaisan, avec quelques graves entorses au principe d’impartialité journalistique et à la déontologie de notre métier.

Avec des procédés qui s’apparentent aux méthodes infamantes des tabloïds anglo-saxons, les médias se sont donc attelés à jeter l’opprobre sur un des viticulteurs-homme d’affaire les plus prospères du pays. Cette couverture insensée de « l’affaire Giroud » rappelle si besoin que la réussite suscite souvent bon nombre d’inimitiés. Alors que Dominique Giroud s’était fait une place sous le radieux soleil valaisan en réinventant sa profession pour l’ouvrir à l’international, la campagne de presse n’aura eu vocation qu’à salir le nom et l’image de marque de son entreprise florissante.

C’est qu’en plus de son succès professionnel, le personnage dérange. Ses prises de position publiques et conservatrices dans certains débats de société (mariage gay, avortement…), en ont fait l’ennemi des milieux de gauche et des progressistes qui comptent la plupart des journalistes et patrons de presse.

Ces journalistes, proches des milieux libertaires, avec le soutien tacite des politiciens locaux, eux-mêmes souvent liés au milieu de la viticulture, auraient ainsi utilisé leur position pour tenir une véritable tribune médiatique et politique

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