L’Afrique s’engage contre le réchauffement climatique

Les alliances géopolitiques mondiales se redessinent sous les effets du réchauffement climatique. Lors du New York Forum, organisé par l’homme d’affaires Richard Attias, la coalition de l’Afrique, des Etats-Unis, et de l’Europe sur la question environnementale semblait scellée. Désormais, le vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique, Makhtar Diop (Sénégal), et le président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka (Rwanda), s’engagent ouvertement dans le combat contre les émissions de carbone.

Parmi les nombreux invités de la quatrième édition du New York Forum, l’économiste américain Larry Summers, comme le président Ali Bongo, ou l’énergéticien d’Areva Pierre Blayau ont appelé ensemble à renforcer l’action contre le changement climatique. Cette nouvelle alliance qui s’est formalisée un peu plus lors de l’événement du 21 septembre à la New York Public Library, doit permettre un effet d’entraînement de l’ensemble de la planète sur les questions environnementales.

Car au-delà de l’impact économique du réchauffement climatique, c’est bien la survie de certains écosystèmes qui est en jeu. Le sénégalais de la Banque mondiale, Makhtar Diop soulignait le lendemain dans la grande pomme, que « l’Afrique n’est responsable que de 3,8 % des émissions totales de gaz à effet de serre dans le monde. Et pourtant, du Sahel à la Corne de l’Afrique, et jusqu’au sud du continent, les pays africains subissent de plein fouet les effets dévastateurs de sécheresses et d’inondations de plus en plus sévères ».

Face à cette réalité, le secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon militait pour « un avenir à faible émission de carbone, et un monde résistant aux chocs climatiques, (…) un avenir plus propre, plus sain, et plus juste pour nous tous ». Avant de présenter sa carte sur les 15 lieux les plus menacés d’Afrique au sommet du climat de l’ONU, le responsable a également salué le financement du Fonds vert, et a annoncé vouloir « fixer un prix pour le carbone ».

Le classement du cabinet britannique d’analyse des risques Maplecroft considère que les « insuffisances en termes d’éducation, de santé, et de qualité des infrastructures rendent de nombreux pays [africains] particulièrement vulnérables ». Parmi les pays les plus menacés on compte en particulier, la Guinée-Bissau, la Sierra Leone, la Soudan du Sud, le Nigeria, la RDC, l’Éthiopie, l’Érythrée, la Centrafrique, le Tchad, et le Sénégal.

Toutefois, derrière cet apparent consensus, l’événement préparé par le Franco-marocain Richard Attias fut également l’occasion de mener une véritable analyse critique des dernières négociations. Ainsi, le Chef de l’Etat gabonais Ali Bongo, a regretté « le fait que la communauté internationale n’ait pas pu financer à hauteur de 30 milliards de dollars le Programme de collaboration des Nations Unies sur la réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts dans les pays en développement (Redd) »…

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