Les États-Unis ne renoncent pas à l’ABM malgré les négociations sur le nucléaire Iranien

Le secrétaire général du Pentagone, Chuck Hagel, vient d’annoncer que le projet de défense antimissile européenne aux États-Unis poursuivra sa mise en œuvre malgré les récentes négociations concernant le dossier nucléaire iranien.

Si au cours de la première semaine de ce mois de décembre le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait dénoncé l’utilité de l’ABM comme la principale raison de sa réalisation fut la menace nucléaire iranienne. Alors que durant les négociations de Genève, il y a déjà eu confirmation de l’application des ententes sur le programme nucléaire iranien.

Le chef du Pentagone se justifie en affirmant que le déploiement d’un tel projet ne visait pas principalement la Russie et l’Iran, mais ce serait contre toute éventuelle attaque de missile et qu’entre autres, la réalisation ne dépendait pas des négociations du groupe des Six. Une éventuelle rupture de l’équilibre de forces stratégiques de dissuasion nucléaire entre la Russie et les États-Unis a été ainsi évoquée par Moscou face à cette décision des États-Unis.

L’Iran de son côté avait déjà accepté de stopper pendant la période de 6 mois leur programme nucléaire avec l’activité d’enrichissement d’uranium, tout en acceptant le contrôle des agents de l’AIEA au sein des leurs principaux sites nucléaires.

Laisser un commentaire