Fiscalité : l’UMP en guerre contre l’instabilité fiscale

Valérie Pécresse, secrétaire générale de l’UMP et ancienne ministre du budget, dénonce ouvertement la politique fiscale du gouvernement, qu’elle perçoit comme un danger pour la croissance et un facteur majeur d’appauvrissement des classes moyennes.

Ils se nomment bonnets rouges, tondus ou moutons et tous ont un point commun : un ras-le-bol contre la politique fiscale du gouvernement. Alors que les hausses d’impôts suscitent la colère et le désarroi d’une part de plus en plus grande des français et malgré la proposition de Jean-Marc Ayrault de mettre à plat tout notre système fiscale, l’UMP entre en guerre contre « l’overdose d’impôts et la bougeotte fiscale ». Valérie Pécresse pointe aussi du doigt la réforme fiscale prévue par le gouvernement pour 2014: « Il n’y a pas pire moment pour lancer une réforme fiscale. On est en overdose ! Il y a un problème de consentement à l’impôt. »

Pour l’UMP, la politique d’imposition du gouvernement risque fortement de mettre à mal la productivité des entreprises, pourtant l’un des facteurs principaux de la croissance économique en Europe. En effet, les hausses d’impôt successives risquent fort de faire fuir les investisseurs à l’étranger et d’encourager les délocalisations. Pire encore, les changements successifs dans la politique fiscale créent un sérieux manque de confiance. « Je veux lancer un combat pour une règle d’or de confiance fiscale qui consiste à dire qu’on ne change pas un impôt plus d’une fois tous les cinq ans et surtout pas de façon rétroactive. » affirme ainsi la secrétaire générale de l’UMP.

Pour les ménages, les hausses d’impôt peuvent  aussi avoir des conséquences catastrophiques. Le « désordre fiscal » dénoncé par l’opposition entrainerait ainsi une chute de la consommation des foyers français, , effrayées devant l’idée de devoir payer des impôts supplémentaires, mais aussi un appauvrissement général des familles. En effet, le gouvernement Ayrault a fait entrer dans l’imposition des milliers de foyers supplémentaires, jusque-là considérés comme non-imposables. En bref, un coup dur pour les ménages et un nouveau risque pour le gouvernement de voir sa popularité rechuter dangereusement.

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