Politique fiscale : l’opposition attaque Hollande

Par la voix de sa secrétaire générale Valérie Pécresse, l’UMP condamne ouvertement la politique fiscale du gouvernement, en visant notamment « l’overdose d’impôts et la bougeotte fiscale ». Profitant d’une colère de plus en plus visible des français, l’UMP se lance dans la bataille fiscale.

Souvent attaqué sur des choix contradictoires et incohérents, le gouvernement Hollande semble une nouvelle fois ne pas faire mentir ses détracteurs. Pour Valérie Pécresse, le « zigzag fiscal » est un facteur terriblement anxiogène pour les entreprises françaises qui ne peuvent pas investir et embaucher en toute confiance. « Porter le taux de l’impôt sur les sociétés à un niveau record en Europe est une faute majeure qui va faire fuir les investisseurs et qui va totalement à rebrousse-poil du plan compétitivité. » affirme ainsi l’ancienne ministre du budget. Pour l’opposition, une croissance durable à long terme passe nécessairement par la compétitivité des entreprises, qui doivent faire face aujourd’hui à une multiplication des taxes. Malgré une tentative timide avec le « crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (Cice) » mis en place récemment par le gouvernement, la compétitivité des entreprises françaises reste malheureusement faible.

Les ménages aussi doivent faire face à une hausse croissante des impôts. L’entrée dans l’imposition d’une partie des foyers issus des classes moyennes inférieures, voire populaires est une catastrophe pour des millions de famille qui ont désormais du mal à boucler les fins de mois. « Les ménages ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés. » affirme l’ancienne ministre du budget au magazine « Les Echos ». Pour elle, la hausse des impôts a des conséquences dramatiques sur l’économie française, tout particulièrement sur la consommation des ménages qui risque de baisser dangereusement à moyen terme.

Pour l’opposition, il est temps de promettre aux Français un « pacte fiscal » selon Jean-François Copé. De son côté, Valérie Pécresse affirme que l’opposition doit instaurer « une règle d’or de confiance fiscale qui consiste à dire qu’on ne change pas un impôt plus d’une fois tous les cinq ans et surtout pas de façon rétroactive ». En bref, l’objectif est simple : rétablir la confiance des entreprises et des ménages pour relancer la croissance.

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