Mieux que l’entrepreneuriat social, l’intrapreneuriat social?

Éduquer les managers, investir les responsables, engager des politiques ambitieuses à l’échelle des directions, voilà qui est fort louable quad une entreprise souhaite mettre en œuvre une politique sociale et environnementale. C’est une étape nécessaire, mais non suffisante.

Une entreprise, c’est avant tour une équipe, et il y a fort peu de chance que des directives imposées aboutissent si elles ne sont pas portées et relayées par les membres de ladite équipe. Les salariés ne sont pas seulement des exécutants. Ils ont parfois des idées qu’ils n’osent pas mettre en œuvre alors que les deux parties prenantes, l’entreprise comme son employé, ont à y gagner.

Economie sociale et solidaire et entrepreneuriat social sont des mots déjà connus de l’opinion publique. La notion d’intrapreneuriat, qui correspond justement aux innovations sociales entreprises par les salariés, l’est déjà un peu moins. Voilà comment elle est définie sur le site du Mouvement des entrepreneurs sociaux :

« L’intrapreneuriat social est un pont entre l’entreprise “classique” et l’entreprise sociale qui permet de concilier sens et carrière. Il revêt un double intérêt : il permet au salarié de s’investir dans un projet qui a pour lui du sens, et ainsi de prendre pleinement sa place dans l’entreprise en étant force d’initiative et vecteur d’impact social et/ou environnemental renforcé. Pour l’entreprise, c’est une nouvelle façon de libérer la volonté d’entreprendre de ses salariés tout en stimulant son innovation ».

La notion d’intrapreneuriat social vient tout droit des pays anglo-saxons et émerge à peine en France. Il est de plus en plus fréquent que des salariés entreprennent des projets sociaux au sein de leur entreprise. Ces initiatives gagneraient évidemment à être connues et encouragées par les hiérarchies.

Outre le Mouvement des entrepreneurs sociaux qui essayent de promouvoir plus largement l’intrapreneuriat social, la prochaine édition de du Forum Mondial Convergences qui aura lieu le 17, 18 et 19 novembre en fait un temps fort de son programme en faisant intervenir Emmanuel Lutzel, responsable de l’activité Microfinance de BNP Paribas, sur le sujet.

Les entreprises ont tout intérêt à inscrire leurs managers et leurs employés afin de pouvoir bénéficier des expériences et des préconisations de monsieur Lutzel et surtout, afin de faire naître des vocations chez des salariés qui n’auront peut pas osé jusqu’ici se lancer dans des projets de ce type.

 

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