Vivendi lâche les jeux vidéos et se concentre sur les médias

Le groupe français Vivendi a décidé de céder le contrôle du leader mondial des jeux vidéos, Activision Blizzard, afin de se concentrer sur son coeur de métier, les médias et les contenus numériques.

Le jeu vidéo est un métier à part, dépendant beaucoup des révolutions technologiques successives des consoles de jeu et n’ayant guère de synergies possibles avec les principales activités de Vivendi, concentrées autour des contenus et des médias avec Universal Music et Canal+.

Musique et cinéma. Deux secteurs qui ont connu de nombreuses convergences ces dernières années à travers la révolution numérique et l’évolution des supports : films, séries et albums de musique sont désormais largement dématérialisés et de plus en plus souvent disponibles via des plateformes communes de streaming et de téléchargement.

Une logique de groupe dans laquelle n’entrait pas totalement Activision Blizzard. Le géant du jeu vidéo qui n’a jamais été une filiale à 100% du groupe Vivendi, répond à des logiques différentes de celles de la musique et de l’audiovisuel. Sans parler du fait que les évolutions du secteur du jeu vidéo (consoles nouvelles générations, nouveaux usages,…) laissaient planer pas mal d’incertitudes.

Et comme dans le même temps, Vivendi a cédé le groupe Maroc Telecom, le groupe dispose désormais d’une trésorerie conséquente pour se désendetter et investir dans ses secteurs de prédilection.

Car la cession du contrôle d’Activision Blizzard (6,17 milliards d’euros) et celle de Maroc Telecom (4,2 milliards d’euros) offrent des marges de manoeuvre importantes pour le groupe qui prévoit d’ores et déjà de passer à l’offensive.

Vivendi « avance dans sa recomposition annoncée vers de nouvelles étapes de croissance », a affirmé le patron de Vivendi Jean-François Dubos dans un communiqué.

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