Elles sont obligées de se cacher pour prendre leur contraception

« La coercition reproductive. » Ce nom barbare évoque une pratique qui serait de plus en plus répandue : le sabotage de la contraception féminine par le conjoint.

Une étude américaine vient de révéler que sur un panel de 640 patientes interrogées, 16% avaient déjà été victimes de coercition reproductive : elles n’étaient que 10% en 2010.

L’étude affirme également que le phénomène touche de plus en plus de femmes. Peu importe l’âge, le niveau d’études, ou la catégorie socio-professionnelle.

Les pratiques sont variées. Certains hommes parviennent à user de ruses pour diminuer l’efficacité du préservatif, quand d’autres se contentent de cacher la pilule de leur partenaire.

D’après le Dr. Elizabeth Miller, cette recrudescence viendrait du fait que de plus en plus d’hommes auraient un « désir intense de fonder une famille ».

Pour contrer ces pratiques, l’American College of Obstetricians and Gynecologists recommande aux gynécologues de demander aux patientes si leur conjoint est en accord avec leur décisions quant à leur maternité et d’adapter la contraception en conséquence : proposer des pilules délivrées dans des enveloppes, ou des dispositifs intra-utérins invisibles.

 

Laisser un commentaire