Facebook censure les tétons, mais pas les décapitations

Ça peut paraître surprenant, mais c’est vrai : des vidéos de décapitations et d’exécutions sommaires circulaient librement sur Facebook. Signalées par de nombreux utilisateurs, elles vont finalement être supprimées du site.

Pourtant, le réseau social est réputé pour de nombreuses autres censures qui ont été jugées par les internautes comme « abusives ». Par exemple, un compte avait été suspendu pour avoir diffusé une image du tableau de « L’origine du monde », de Gustave Courbet. Le tableau a en effet été accusé d’être pornographique, et inadapté à une plateforme où il peut y avoir des enfants mineurs.

Pire encore, des œuvres d’art qui ne montraient non plus une nudité totale, mais seulement un fragment, ont elles aussi été censurées : une photographie publiée par le Musée du jeu de paume, où on pouvait discerner la poitrine nue d’une femme a également été supprimée.

Facebook protège donc les plus jeunes utilisateurs en censurant les contenus pornographiques (sans distinction entre réelle pornographie et œuvre d’art). Cependant, d’autres contenus bien plus choquants ont déjà été postés, sans pour autant être condamnés.

C’est le cas d’une vidéo où l’on voit l’exécution d’une jeune femme. Pendant une minute, on peut voir cette femme agenouillée, mains menottées dans le dos se faire égorger jusqu’à la décapitation. Apparemment, cette vidéo ne correspondait pas à la définition donnée par Facebook d’un contenu non-autorisé, à savoir « l’incitation à la haine ou à la violence, les contenus menaçants et / ou présentant de la violence gratuite ».

Facebook justifiait ce choix en disant que rien n’empêchait les utilisateurs de « décrire le monde dans lequel nous vivons, de présenter et commenter ses actions », et de partager des contenus choquant afin de les condamner.

Mais, face aux plaintes des usagers, horrifiés par la violence de la vidéo, le site s’est finalement rétracté. Fort heureusement, il n’est maintenant plus question de décapitation sur Facebook.

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