L’affaire Bettencourt : une saga politico-judiciaire

L’enquête sur la fortune de l’héritière de l’Oréal, Liliane Bettencourt, aura agité le monde politique de la Ve République. Retour sur les moments forts du dossier.

Tutelle, abus de faiblesse, financement de campagnes politiques… la fortune de Liliane Bettencourt a attisé les convoitises. L’héritière de l’entreprise mondiale des cosmétiques est la troisième fortune de France et la 15ème au monde.

Sous tutelle

En 2006, l’héritière de l’Oréal a été jugée en état de démence sénile. Elle a été placée sous la tutelle de sa famille en 2011. Avant cela, sa fortune était gérée par Patrice de Maistre, ancien directeur général de la société Téthys, présidée par Liliane Bettencourt. Puis, en 2010-2012, l’avocat Pascal Wilhelm était en charge de la fortune de l’héritière, estimée à 17 milliards d’euros.

Abus de faiblesse

Les poursuites visent à déterminer si de l’argent a été extorqué à Liliane Bettencourt, pour financer diverses sociétés ou des campagnes politiques. Dans cette affaire, plusieurs personnalités sont en cause. Le photographe François-Marie Banier, en 2008, et plus récemment l’ancien Président Nicolas Sarkozy ont été entendus par les autorités.

Financement politique

De 2007 à 2009, des retraits en espèce d’un total de 4 millions d’euros ont été effectués sur les comptes suisses de Liliane Bettencourt. Deux retraits, de 400 000 euros chacun, ont été enregistrés au moment de la campagne présidentielle de 2007. Les liens entre Patrice de Maistre et Éric Woerth, ex-trésorier de l’UMP, suggère un usage politique de l’argent.

Trafic d’influence

Éric Woerth, alors Ministre du Budget, a remis en 2008 la Légion d’honneur à Patrice de Maistre, qui avait embauché l’année précédente sa femme. Les deux hommes ont été mis en examen pour trafic d’influence mais ont nié cette accusation. Florence Woerth  a alors quitté l’entreprise de Patrice de Maistre.

La presse espionnée

En 2010, Le « Monde » a publié un article sur une déposition mettant en cause Éric Woerth. Bernard Squarcini, ex-patron de la direction centrale du renseignement supérieur, a été mis en examen en 2011 « pour atteinte au secret des correspondances, collecte illicite de données et recel de violation du secret professionnel. Il a été mis en cause pour avoir saisi les factures téléphoniques du reporter du Monde.

 

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