La face cachée de Samir Nasri

Il avait tout pour devenir le meneur de jeu des Bleus « génération Laurent Blanc » : la confiance du « Président », la crédibilité du buteur décisif (contre la Bosnie-Herzégovine en qualifications, puis contre l’Angleterre en phase finale) et le charisme d’un frais et beau champion d’Angleterre.

L’exemple de Shevchenko et Ronaldo

Mais Samir Nasri a tout gâché, dévoilant au grand public sa face sombre. Le fort ego qui lui a permis de s’imposer à Manchester City l’a cette fois, desservi. Le Marseillais cultive de toute façon les paradoxes. Lui qui reprochait à Laurent Blanc de ne pas avoir choisi l’intimité d’un entretien confidentiel pour lui exprimer ses griefs à l’été 2011, a bêtement réglé ses comptes en public après son but contre l’Angleterre (1-1). Avant de répondre très grossièrement à un reporter impoli dans les coursives du stade de Kiev au terme d’un pathétique Espagne – France personnel et collectif (2-0). Et encore par l’insulte et un jugement de valeur – « vous les journalistes, vous n’écrivez que de la m… » – alors que le Marseillais ne cautionne pas ces jugements rapportés à ses propres prestations.

Quand on est footballeur professionnel, international de surcroît, on doit se soumettre à la critique. La presse ukrainienne a laminé Andrei Shevchenko avant le lancement de l’Euro ; il a répondu par un doublé et un large sourire à la sortie de son match contre l’Angleterre. Les médias ont critiqué Cristiano Ronaldo avant le troisième match de poules ; il a gardé le silence avant d’inscrire trois buts en deux rencontres et de redevenir la star qu’il n’a cessé d’être que 180 minutes … Deux modèles de classe supérieure.

Twitter n’est pas jouer …

Alors quelques jours après la sortie sans étincelle de l’équipe de France, Samir a bien tenté de redorer son blason par le biais de son compte Twitter. Mais pour beaucoup de Français à en croire les sondages, le mal est fait.

Lire la suite

Laisser un commentaire