Explosion du trafic illégal d’ivoire…

La Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) a publié un communiqué exprimant sa «profonde inquiétude» pour les éléphants du Cameroun, dénonçant le trafic illégal d’ivoire. Le braconnage à tendance à s’intensifier et on recense déjà 450 bêtes tuées dans le parc national de Bouba Ndjida, au nord du pays.

Malheureusement, les éléphants chassés pour alimenter le trafic d’ivoire ne sont pas menacés qu’au Cameroun. Le secrétaire général de la Cites, John Scanlon, déplore «La tendance a été observée dans plusieurs pays où des braconniers disposant d’armes sophistiquées déciment les populations d’éléphants, souvent en toute impunité». Les braconniers du Tchad ou du Soudan, profitant de la saison sèche, ont ainsi tué des dizaines d’éléphants pour revendre leurs défenses en échange d’argent, d’armes ou de munitions.
Une seule solution pourrait mettre un terme à ce phénomène: enrayer le trafic illégal d’ivoire et traduire en justice les braconniers. Par conséquent, La Cites réclame une meilleure collaboration entre les gouvernements des pays concernés, l’organisation de police internationale Interpol et la Banque mondiale.  Lorsqu’elle sort du Cameroun, une pointe d’ivoire peut voir sa valeur multipliée par cinq, voire par dix continuant ainsi à attiser les convoitises…

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