Le Turkménistan sur la voie du multipartisme

Une loi mettant fin au système du parti unique au Turkménistan est entrée en vigueur, près d’un an après une annonce en ce sens de Gourbangouly Berdymoukhamedov, le président de ce pays d’Asie centrale qui demeure l’un des plus reclus au monde.

La nouvelle loi a été publiée dans tous les journaux du pays. Elle est censée mettre fin au monopole du Parti démocratique, créé en 1991 suite à la disparition du Parti communiste soviétique.Pour être autorisé, un parti devra néanmoins compter au moins mille membres et ses structures dirigeantes devront « exclusivement se trouver sur le territoire du Turkménistan ». De fait, la disposition du texte semble exclure les mouvements d’opposition existants, qui sont tous en exil.

Après la chute de l’URSS en 1991, le dirigeant soviétique du Turkménistan, Saparmourat Niazov s’est maintenu au pouvoir jusqu’à sa mort en 2006, fondant un régime particulièrement autoritaire basé sur un culte de sa personnalité. Depuis, aucune forme d’opposition politique n’y était autorisée.

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