Hosni Moubarak comparaît devant la justice aujourd’hui

Se disant malade d’un cancer, Hosni Moubarak était allongé dans une civière dans le box des accusés. Accompagné de ses deux fils, Alaa et Gamal, il s’apprête à être jugé pour détournement de fonds public et meurtre de manifestants. L’ancien chef d’état Egyptien risque la peine de mort.comparait

Âgé de 83 ans, le président égyptien  a été transporté en ambulance puis en avion depuis l’hôpital de Charm el-Cheikh, où il séjournait depuis le mois d’avril, jusqu’au tribunal du Caire. Il doit y être jugé pour corruption et meurtre. C’est la première fois depuis sa démission le 11 février qu’il fait une apparition publique. Six hautes responsables et Habib el-Adli doivent également comparaître.

On s’attend à ce que Farid al-Dib, l’avocat d’Hosni Moubarak, plaide que la maladie de l’ancien président le dispense de jugement  et qu’il n’a pas autorisé la répression brutale des manifestants. Il a déjà fait savoir que son client était atteint d’un cancer et qu’il avait été dans le coma. Informations démenties par l’hôpital. L’un de ses médecins déclaré qu’il était dans un état relativement stable mais qu’il était faible – car il refuse de s’alimenter – et très déprimé. S’il est reconnu coupable de meurtre, il risque la peine de mort.

L’ancien ministre de l’Intérieur, Habib el-Adli, très craint par la population égyptienne, ainsi que six hauts responsables de la police, seront jugés en même temps. L’homme d’affaires Hussein Salem, un proche des Moubarak, sera, lui, jugé par contumace.

Tous sont accusés d’avoir détourné des millions de dollars d’argent public et d’avoir ordonné le meurtre de manifestants anti-régime pendant le soulèvement populaire de janvier-février, qui a fait près de 850 morts et abouti à la chute de Hosni Moubarak.

Le bâtiment a été protégé par des barbelés et une dizaine de bus de la police anti-émeutes gardent l’entrée. Le déploiement de millier de policiers et de soldats a été prévu pour assurer la sécurité du bâtiment et près de 600 personnes – avocats, familles des victimes, journalistes – ont été autorisées à assister au procès.

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