Moubarak: il n’aurait pas ordonné de tirer dans le tas

Interrogé par les enquêteurs, l’ancien président égyptien Hosni Moubarak n’a pas reconnu avoir donné l’ordre d’ouvrir le feu sur les manifestants durant le soulèvement populaire ayant eu pour conséquence sa démission le 11 février, selon la transcription de son interrogatoire publiée jeudi par la presse.

Le soulèvement du 25 janvier au 11 février a entrainé la mort de près de 900 manifestants ont été tués. Le procès-verbal d’interrogatoire, dont les sources judiciaires à l’Associated Press ont confirmé l’authenticité a été publié jeudi par des journaux égyptiens indépendants, « Al-Youm al-Sabea » et « Al-Dustour ».

L’ancien président, âgé de 83 ans, reste vague devant les enquêteurs, tentant de se donner l’image d’un dirigeant laissé dans l’ignorance par ses collaborateurs de la gravité de la situation. Il donne l’impression de sous-évaluer considérablement le nombre de manifestants dans les rues du Caire et ne « peut pas dire exactement » pourquoi la police a ouvert le feu sur la foule. Il insiste sur le fait qu’il n’a donné aucun ordre dans ce sens.

Questionné sur les raisons qui expliqueraient sa non intervention pour faire cesser les violences, il a affirmé que « personne n’aurait fait attention à moi ou à mes ordres ». L’ex-raïs, hospitalisé depuis avril à Charm-el-Cheikh sous surveillance policière, a nié par ailleurs les accusations de corruption à son encontre.

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